UE: Des eurodéputés confirment l’effort de développement au Sahara et son impact sur la population

INTA-SAHARALa délégation de la commission du Commerce international du Parlement européen (INTA), en mission du 2 au 4 septembre à Laayoune et Dakhla, a confirmé l’effort de développement déployé par le Maroc dans ses provinces du sud et l’impact du produit de la croissance sur la population locale.

La mission de députés européens, organisée dans le contexte de l’approbation par le Parlement européen de l’accord visant à étendre les préférences commerciales UE- Maroc aux produits agricoles et de la pêche de la région, a souligné dans son rapport le bénéfice tiré par les populations locales des ressources naturelles de la région.

La mission INTA, conduite par l’eurodéputée Patricia Lalonde, a eu une séance de travail avec le président de la région de Dakhla-Oued Ed Dahab, Yanja El Khattat. L’occasion de mettre en avant le développement récent de la région, notamment en termes d’écoles et de centres hospitaliers, ainsi que les projets d’agriculture et de pêche dont la population locale tire un bénéfice certain.

Des projets comme les filières d’élevage et de primeurs, la généralisation des systèmes de goutte à goutte pour les cultures, la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer prévue pour 2020, et l’impact du secteur de la pêche sur le développement local et l’emploi, ont retenu l’attention de la délégation INTA.

Avec le président de la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra, Hamdi Ould Errachid et de nombreux élus, acteurs et responsables locaux, les membres de la délégation ont pris la mesure du nombre significatif de contrat-projets financés dans le cadre du programme intégré de développement des provinces du Sud, lancé par SM le Roi Mohammed VI en novembre 2015 pour la période 2016-2021, d’une valeur totale de 77 milliards de dirham.

Dans la région de Laâyoune, les projets économiques de l’ordre de 25 milliards de dirham, concernent notamment l’aménagement urbain, la construction d’une voie express Agadir-Laâyoune-Dakhla, le développement de coopératives agricoles, les services médicaux d’urgence avec l’acquisition d’un hélicoptère, la construction d’un centre universitaire hospitalier, trois centres de santé et d’un laboratoire, d’une université, de villages de pêcheurs équipés de panneaux solaires et l’acquisition de matériel pour l’artisanat.

Il s’agit aussi de projets environnementaux, notamment la construction d’un barrage contre les inondations et la gestion de la nappe à Smara, l’installation d’un parc éolien de 80 MW, la construction d’unités de dessalement et des projets de lutte contre la désertification. Sur l’ensemble de ces projets, la priorité est donnée à l’embauche locale.

La rencontre avec le Président de la Chambre française de Commerce au Maroc, Philippe-Edern Klein, qui a ouvert une délégation à Laâyoune en 2017 et qui organisera un forum sur l’investissement à Laâyoune les 3 et 4 novembre prochain, a permis de détailler la perspective des investisseurs français et européens dans la région qui «doit être vue comme un hub d’entrée dans le marché africain ».

Avec des organisations représentatives de la société civile sahraouie, la délégation d’eurodéputés a eu tout le loisir de discuter les questions relatives au développement de la région, à la participation de la population à la vie associative, à l’implication des femmes dans la vie publique et au rôle de la jeunesse.

Les différentes informations ainsi recueillies sur place ont permis de constater qu’un grand pourcentage des emplois créés dans les différentes unités industrielles et les secteurs implantés dans la région, va aux fils des provinces du sud et que les recettes des activités sont injectées dans le développement local et constituent une valeur ajoutée non négligeable pour l’économie de ces provinces.

Ces données confirment également les informations récoltées par la Commission européenne sur le bénéfice direct tiré par les populations du Sahara marocain des ressources naturelles et sur l’effort de développement consenti par les pouvoirs publics dans le cadre d’une vision de développement global et intégré de toutes les régions et provinces du Royaume.

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