Tindouf: Le Polisario incapable d’expliquer aux sahraouis des camps ses revers diplomatiques successifs

ALGERIA-MOROCCO-CONFLICT-WSAHARA-POLITICS-POLISARIODans les camps de Tindouf, la direction du Polisario ne sait plus comment cacher aux sahraouis son extrême embarras à cause des revers successifs subis ces derniers jours, aussi bien au niveau de l’Union européenne que de l’ONU, une gêne exacerbée par la colère grandissante des sahraouis contre le front soutenu par l’Algérie.

D’après une source bien informée dans les camps, Brahim Ghali et ses amis ont été ébranlés par la décision, annoncée mercredi 21 mars, par la Commission européenne de négocier avec le Maroc le renouvellement de l’accord de pêche en incluant les eaux du Sahara.

Cette décision de l’Exécutif européen se base évidemment sur l’arrêt de la Cour européenne de justice (CJUE) qui a dénié au Polisario la prétention de représenter les sahraouis.

D’ailleurs, les sahraouis des camps ne savent que trop bien le degré de représentativité des chefs du Polisario. En quatre décennies, le Polisario les a réduits à quémander l’aide internationale, dont une large partie est détournée pour alimenter les comptes bancaires des barons du Polisario en Espagne.

Et pendant ces longues décennies, les sahraouis des camps n’ont connu que les privations et les violations de leurs droits les plus élémentaires. A commencer par l’interdiction de s’exprimer librement et de se déplacer en dehors des campements sans autorisation préalable, dûment visées par le Polisario et les officiers algériens.

L’autre déconvenue essuyée par le front séparatiste téléguidé par les généraux algériens, est venue du Conseil de sécurité de l’ONU. Mercredi 21 mars, à l’issue du briefing de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Kohler, l’organe onusien a exprimé son inquiétude à l’égard des incursions du Polisario dans la zone de Guergarat.
Les 15 membres du Conseil ont surtout rappelé l’importance du maintien du statu quo, tel que mentionné dans le rapport du Secrétaire général d’avril 2017.

Mais à la différence de ses protestations contre la décision européenne de négocier avec le Maroc le renouvellement de l’accord de pêche, le Polisario est resté sans voix devant les injonctions du Conseil de sécurité, et surtout, incapable de justifier ces revers successifs devant des sahraouis résolument sceptiques.

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