Genève: Le Polisario et l’Algérie sommés de s’expliquer sur le rapt de jeunes filles à Tindouf

free-tindoufEn matière de violations des droits humains, le Polisario n’est pas au bout de ses peines. Trois familles espagnoles adoptives de jeunes filles sahraouies ont porté plainte contre l’Algérie et le Polisario auprès du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

Les familles espagnoles accusent le Polisario de retenir de nombreuses jeunes filles contre leur gré dans les camps de Tindouf, alors qu’elle souhaitent regagner l’Espagne où elles ont acquis la nationalité espagnole. Dans un communiqué largement relayé par la presse ibérique, le mercredi 8 février, les familles dénoncent « le manquement du gouvernement algérien et du Polisario à leurs obligations de protéger, sauvegarder et garantir les droits » des jeunes femmes sahraouies.

Les personnes à l’origine de la plainte contre l’Algérie et le Polisario auprès du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies à Genève, sont les familles adoptives de Darya Embarek Selma, Najiba Mohamed Belkacem et Koria Badbad Hafed. Il s’agit de trois jeunes sahraouies qui sont retenues contre leur gré depuis des années dans les camps de Tindouf. Ces abus commis par le front Polisario en territoire algérien, se poursuivent au vu et au su du pouvoir algérien.

Les jeunes sahraouies retenues « ne peuvent pas décider avec qui et où vivre, en dépit du fait qu’elles ont exprimé à plusieurs reprises leur volonté de revenir en Espagne », déplorent les familles espagnoles. Ces dernières expriment également leur solidarité avec les autres femmes sahraouies qui subissent le même sort dans les camps de Tindouf.

En tout, elles sont près de 50 femmes qui se trouvent dans la même situation et qui «souffrent en silence». Et surtout, il ne s’agit pas d’un différend entre les familles sahraouies et  espagnoles, mais d’une «dangereuse problématique humanitaire». Les responsables du groupe de travail onusien ont promis d’ouvrir une enquête pour déterminer l’implication des responsables du camp de Rabouni et élucider cette affaire qui relève des droits humains.

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  1. Tant que le monde n’est pas férme avec le pays dictatur d’algerie et les voyous qui ont vendu leurs āmes et leurs pays les choses ne changent pas.

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