Le Mouvement des jeunes pour le changement crée Dcheira, sa branche armée

Les menaces du mouvement des jeunes pour le changement contre le Polisario n’ont pas été des paroles en l’air. Le MJPC est passé aux actes en créant une branche armée, dont l’annonce a été relayée par la chaîne satellitaire Al Arabiya.
Le contrôle stalinien exercé par le Polisario et le DRS algérien depuis 40 ans sur la population des camps de Tindouf a eu raison de la patience des jeunes sahraouis. L’unité (katiba) créée par le MJPC a été baptisée de l’emblématique nom de Dcheira. C’est dans cette localité, située à une trentaine de kilomètres de Laayoune, que s’est déroulée la célèbre bataille du même nom, livrée le 13 janvier 1958 par l’Armée de  libération dans la zone du Sahara contre les troupes espagnoles.
Ce nom a été choisi par les membres du MJPC comme un bon présage pour leur lutte future contre le Polisario.

Les jeunes dissidents prévoient d’ailleurs la constitution d’autres cellules de résistance pour accroître la pression sur le Front séparatiste. Car, la fronde contre le Polisario grandit de jour en jour et une bonne partie des sahraouis défie ouvertement la direction du Front. Beaucoup n’hésitent plus à exprimer publiquement leur soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc. Le Front accaparé depuis quatre décennies par l’indéboulonnable Mohamed Abdelaziz est, en effet, accusé par les sahraouis de Tindouf d’avoir bradé leur cause en la mettant au service de l’agenda algérien dans la région.
En consentant à empêcher toute solution de la question du Sahara, la direction du Polisario ruine les espoirs des sahraouis d’échapper au dénuement et aux souffrances qu’ils endurent à Tindouf. Les camps sont devenus une prison à ciel ouvert pour les sahraouis qui y sont parqués dans le déni total de leurs droits les plus élémentaires. Aucune voix dissonante n’est tolérée en dehors de la ligne tracée par le Polisario et le DRS algérien qui maintient un contrôle hermétique autour des camps. Les sahraouis ne peuvent pas non plus circuler librement en dehors des camps sans autorisation expresse. C’est pour briser ces chaînes que le MJPC a décidé de réagir, y compris par les armes.

 

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