Mustapha Salma admis d’urgence dans un hôpital de Nouakchott

Le militant sahraoui Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui observe depuis un mois, sa énième grève de la faim devant la représentation du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) à Nouakchott, a été transféré mardi soir, dans un hôpital de la capitale mauritanienne.
Ayant perdu connaissance en raison d’une chute de tension consécutive à la grève de la faim, le dissident sahraoui a été admis au service d’urgence de l’hôpital pour des soins intensifs.
Une équipe médicale de l’hôpital national de Nouakchott a apporté les premiers secours à Mustapha Salma, en lui administrant des doses d’alimentation par voie intraveineuse.
L’ex-chef de la police du Polisario observe depuis le 20 mai, une grève ouverte de la faim devant les locaux du HCR à Nouakchott, pour revendiquer la régularisation de sa situation notamment le droit de retourner chez lui auprès de sa famille dans les camps de Tindouf et d’obtenir un passeport, le sien ayant été confisqué par les services sécuritaires du Polisario avant sa déportation en Mauritanie.

Le calvaire de Mustapha Salma a commencé juste après son retour d’une visite familiale à Smara au sud du Maroc, où il s’est déclaré ouvertement favorable à la proposition d’autonomie marocaine, en tant que solution pour un règlement définitif du conflit du Sahara Occidental.
Ainsi sur son chemin de retour vers les camps de Tindouf, le militant sahraoui a été intercepté le 21 septembre 2010 par les milices du Polisario à son arrivée au point de passage frontalier mauritanien conduisant à Tindouf. Après avoir été torturé et enfermé pendant trois mois dans un lieu de détention secret dans le désert algérien, le HCR a pu négocier sa libération, avec la direction du Polisario et les autorités algériennes qui ont exigé en échange, sa déportation en dehors du territoire algérien. 
Après deux années et demie d’exil forcé et d’éloignement, Mustapha Salma caresse toujours l’espoir de pouvoir un jour retourner chez lui à Tindouf, auprès de ses cinq enfants et de son épouse, comme le lui a promis à maintes reprises, le HCR.

 

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