Sahara/CECDC : A quoi rime la politique de deux poids deux mesures de Washington ?

La diplomatie américaine est pointée du doigt pour sa politique de deux poids deux mesures à l’égard des dossiers internationaux traités à l’ONU et ses instances dirigeantes. Le Centre euro-méditerranéen pour la coopération et la diplomatie citoyenne (CECDC) a dénoncé cette anomalie en prévenant que le projet de résolution américain portant sur l’extension du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l’Homme dans le Sahara Occidental, aura des conséquences dangereuses sur la stabilité de l’ensemble de la région sahélo-saharienne. Dans une analyse publiée lundi dernier, le CECDC, basé à Bruxelles, s’interroge sur l’intérêt et les vraies motivations de la démarche américaine, au moment où l’Algérie ne s’est jamais soumise aux obligations statutaires, notamment du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). Le refus des autorités d’Alger d’autoriser le HCR à procéder au recensement des populations des camps de Tindouf n’est-il pas un affront à une institution onusienne ?, s’interroge le CECDC rappelant que le HCR est pratiquement dans l’impossibilité à faire respecter les droits humains dans les camps de Tindouf placés sous tutelle algérienne.

« Qui prend aujourd’hui fait et cause du sort réservé aux populations des camps de Tindouf qui osent exprimer une opinion divergente de celle du Polisario et de l’Algérie, tel que Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud (banni en Mauritanie), et pourquoi le principe du retour librement consenti à la mère patrie, le Maroc, n’est-t-il pas garanti ? », s’interroge encore le CECDC. Dans ce contexte, le doute est donc grandement autorisé quant à la finalité de la proposition de l’élargissement du mandat de la MINURSO, ajoute le Centre euro-méditerranéen, dès lors que l’Algérie et par extension le Polisario, bénéficient d’une exception absolue à cette universalité des droits humains. Pour le CECDC, le projet de résolution de Susan Rice semble donc clairement basé sur une approche déséquilibrée surtout que le Maroc a entrepris de profondes réformes démocratiques, largement saluées et encouragées par la communauté internationale. Au stade actuel des négociations, estime la même source, seule la proposition marocaine d’autonomie soumise depuis 2007 à l’ONU, est retenue par la communauté internationale comme étant une solution sérieuse et crédible au vieux conflit du Sahara.

 

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