Les sahraouis : largement intégrés au Maroc, totalement exclus à Tindouf

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur le Sahara, le secrétaire général de l’ONU Ki-moon a insisté pour trouver le moyen d’associer les représentants d’un échantillon important de la population Sahraouie aux discussions relatives au statut final du territoire. Ban Ki-moon entend aussi bien la population vivant au Sahara que celle des camps de Tindouf en Algérie.
Mais une brève analyse de la réalité vécue par les uns et les autres, nous renseigne sur le gouffre qui sépare les membres des mêmes familles selon qu’ils se situent sur l’un ou l’autre côté de la frontière maroco-algérienne. Rien que pour la liberté de mouvement et de résidence, on peut sans peine mesurer la liberté dont bénéficient tous les marocains d’origine sahraouie de se déplacer et de s’installer où bon leur semble sans la moindre restriction.
Un droit qui demeure hors de portée des sahraouis séquestrés à Tindouf, dont les déplacements à l’intérieur et hors des campements sont soumis aux contrôles quasi staliniens du Polisario et de la sécurité militaire algérienne. La liberté d’opinion et d’expression est l’autre domaine qui met à l’épreuve chacune des deux parties concernant le respect d’un droit aussi fondamental.

Au Maroc, les sahraouis comme tous les autres citoyens marocains expriment librement leurs opinions, que ce soit à titre individuel ou à travers les partis et les associations. Même la minorité qui professe les idées les plus extrémistes ou s’aligne sur les visées séparatistes du Polisario, s’exprime librement sur les différents médias du pays sans la moindre restriction ou censure. Là encore, un droit qui est loin d’être garanti aux sahraouis des camps de Tindouf. Soumis à un régime de pensée unique et de chef absolu, la population sahraouie de Tindouf ne peut pas même exprimer un avis contraire à celui de la direction du Polisario.
La meilleure illustration en est le cas de l’ancien cadre du Polisario, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui a été emprisonné et torturé avant d’être refoulé et interdit de revoir ses enfants, simplement pour avoir osé défendre publiquement le plan d’autonomie du Sahara proposé par le Maroc.
Ce sont là quelques exemples qui révèlent pourtant l’énorme contraste existant entre la situation des populations sahraouies vivant au Sahara d’une part et, d’autre part, les membres de leurs familles forcés de vivre sous le joug d’une direction du Polisario compromise et totalement discréditée.

 

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